Home Best of Chroniques Bill Callahan

Gold Record

(Drag City)

Bill Callahan, c’est ce vieil ami que l’on n’a pas vu depuis des années, mais qu’on a l’impression d’avoir quitté la veille. On connaît certaines histoires, mais il les raconte toujours différemment. Depuis Smog, sa première incarnation apparue en 1988, le quinquagénaire à la voix chaude joue avec l’économie de mots et de moyens. Et fait preuve d’une certaine autodérision : débuter ce septième album sous son nom en lâchant « Hello, I’m Johnny Cash », par exemple. Le reste se déroule sans accroc. Une petite demi-heure où s’harmonisent guitares et timbre grave, soutenus par des arrangements ténus (une trompette ici, quelques cordes là, des chœurs féminins ailleurs) et il nous quitte discrète- ment sur le mirifique As I Wander. À la prochaine, Bill.

Thibaut Allemand
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