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Adios Bahamas

Etendard Management / IDOL / Triple 4 Gear

La nouvelle de sa disparition est tombée comme un couperet, fin novembre. John Doe du rap français, Népal cumulait les alias et les projets confidentiels, salués par la critique et le public. Membre de la 75e Session et du duo 2Fingz, il était aussi connu comme beatmaker sous les pseudos KLM ou Grandmaster Splinter et avait signé quelques featurings remarqués – Esquimaux, avec Nekfeu. Son premier album studio, Adios Bahamas, paraît donc de manière posthume. Sans réelle surprise, la maîtrise technique du jeune rappeur nous assène un bel uppercut. Si le vocodeur assumé du premier single Là-bas a inquiété certains fans, les synthés planants de Daruma ont mis tout le monde d’accord. Côté prods, on retrouve donc KLM et ses compères, parmi lesquels Diabi, Hugz ou Sheldon avec qui il réalise le très réussi Vibe. Intimiste et mélancolique comme à son habitude, Népal s’aventure aussi dans des contrées nouvelles. Citons le plus trap Ennemis pt.2 avec Di-Meh ou le combo guitare / chant de Crossfader. Cet ultime cadeau est bel et bien son chant du cygne. « Après le rap j’irai faire du surf », peut-on lire sur son compte Instagram. Bonnes vagues l’artiste.


Tanguy Croq
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