Le travail m’a tué

(Futuropolis)

Hasard ironique et tragique du calendrier, cette BD  paraît durant le procès Orange. Soit celui d’un management par la terreur, qui consista à humilier des hommes pour les faire “mieux” travailler. C’est également ce qui est arrivé à Carlos Pérez, ingénieur chez un constructeur automobile. Pour lui, un rêve d’enfant. Qui va tourner au cauchemar. Déshumanisation, réunions inutiles, tâches en dépit du bon sens, absurdité des décisions et vie personnelle dévastée… Les scénaristes se penchent sur le cas d’un cadre, transfuge de classe. L’occasion de montrer que le harcèlement moral ne touche pas que les “petits” et devient, parfois, une méthode de management comme une autre – s’il y a du profit à la clé, pourquoi se gêner ?

Thibaut Allemand

120 p., 19 €.

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