Rivages Noir

2058. Internet a disparu pour laisser place au “Réseau”, gigantesque entité numérique contrôlée par les états et régissant les relations humaines. Les données de chacun sont accessibles par tous (ce que vous achetez, votez…). La transparence est devenue la norme. La paix sociale est à ce prix. Dans ce monde dématérialisé se débattent les rienacalistes (ceux qui n’ont rien à cacher, la majorité consentante), les obscuranets, des terroristes anti-système, et les nonymes, dissociant leurs existences virtuelle et réelle. Comme l’héroïne, trentenaire fascinée par Irina, mystérieuse pythie digitale… Évidemment, on pense à Orwell ou à la série Black Mirror. Benjamin Fogel mêle d’une écriture au cordeau anticipation et thriller, dans un roman (hélas) visionnaire.

Julien Damien

280 p., 19 €