Home Exposition La Déesse verte

Nature vivante

CONCRETE-FLOWERS, Shedding-Paralysis© NaomieFisher

La nature s’épanouit à la Gare Saint Sauveur de manière protéiforme et ludique, luxuriante et menaçante. Présentée dans le cadre dEldorado, cette exposition bouscule notre rapport à l’environnement, entre mythologie et technologie, via le regard de jeunes créateurs fascinants.

A Lille, l’ancienne gare de triage se mue en serre fantasmagorique pour accueillir La Déesse verte. De qui s’agit-il ? « Une incarnation hybride de la nature, explique Dorothée Dupuis, la commissaire. C’est en même temps un personnage et un paysage ». Cette entité synesthésique a été conçue avec les œuvres d’une vingtaine d’artistes sud-américains. Photos, vidéos, sculptures ou installations monumentales initient un dialogue entre culture préhispanique et SF, faune et flore, ruines et jardins féconds. Aux grandes toiles du Brésilien Miguel Penha, sublimant l’Amazonie, répondent par exemple les algorithmes du Martiniquais David Gumbs. « Il a imaginé un tunnel complètement fou, où le visiteur active des sons et des images animales et végétales en le traversant ». Dans cette jungle surréaliste, pensée comme « un parc d’attraction », nous déambulons sous le regard d’une figure féminine ambivalente… « La Déesse verte est bienveillante mais peut aussi nous menacer, à l’heure du changement climatique ». El Cobra Grande de la Colombienne Carolina Caycedo se présente ainsi comme un long serpent créé avec des filets de pêche. « Il symbolise le Quetzalcóatl, une divinité aztèque, mais aussi le pouvoir de l’eau, à la fois nourricier et fragile ». Et sans doute un peu magique…

Julien Damien
Informations
Lille, Gare Saint Sauveur
27.04.2019>03.11.2019mer > dim : 12 h > 19 h, gratuit
Articles similaires
Photographie réalisée pour-le-roman-photo Il Giorno-dell’odio-(Le Jourde la haine)-publié dans Bolero-film,1962-1963