Transatlantique

Neon Napoleon / PIAS

Guère médiatisé (hélas !), Séverin suit son petit bonhomme de chemin et, après deux albums (officiels), publie un troisième essai de haute tenue (décontractée, la tenue). Enfin, ne parlons pas trop vite. Après une ouverture qui décontenancera plus d’un (mauvais) interviewer, le Vendéen déploie son savoir-faire, héritier de Souchon (en plus vivant) et de Renaud (en moins mort). Un truc artisanal, a priori maladroit, où le sens de la formule le dispute à celui du rythme chaloupé – bossa, biguine, dans la lignée du label Saravah. Mais le trentenaire refuse de jouer la carte du branleur intégral et clôt l’ensemble avec le mélancolique 30 minutes après ma mort. On vous l’avait dit : sous l’apparente décontraction, se cache une langueur qui touche en plein cœur.

Thibaut Allemand
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