Chic type

26 ans après le dernier album, et 22 après la mort de son vieux complice Bernard Edwards, Nile Rodgers ressuscite Chic ! D’Anderson .Paak à Lady Gaga, It’s About Time convoque le gratin de la scène actuelle. Rien de plus normal pour ce guitariste, producteur et arrangeur de génie. Des années 1970 à aujourd’hui, cette icône du disco, de la pop, du funk (on en passe) a écrit ou réalisé certains des plus grands disques de notre temps.

A pleins tubes

Des seventies aux années 2000, Nile Rodgers a signé des tubes “clés en en main” pour moult artistes. Sister Sledge lui doit He’s the Greatest Dancer (et Will Smith Gettin’ Jiggy With It, donc). Citons aussi Diana Ross (Upside Down), Sheila (Spacer), Madonna (Like a Virgin), INXS (Original Sin), Duran Duran (Notorious), Mick Jagger (She’s the Boss), David Bowie (Let’s Dance) ou Daft Punk, of course (Get Lucky). Par contre, il a dit non à Miles Davis. La raison ? « Je pensais que c’était une blague ! », dit-il humblement.


 

Freak show

 

« Aaaaahh freak out ! Le freak, c’est chic ! ». Ça sonne bien, non ? Sans doute mieux que « aaaahh Fuck Off ! Studio 54, Fuck Off ! ». Car au départ, c’est ce refrain-là qu’avaient signé Nile Rodgers et Bernard Edwards. Invités lors du Nouvel an de 1977 par Grace Jones, ils furent refoulés de la fameuse boîte par le videur, ce qui les a rendus furibards… puis millionnaires.


© Rhino Entertainment Company Sample et funky

Maître du disco-funk, Chic marqua aussi l’histoire
du hip-hop… sans le vouloir. Pour enfanter l’illustre
Rapper’s Delight, ces fripouilles de Sugarhill Gang
(et surtout leur Pygmalion, Sylvia Robinson) samplèrent
Good Times sans autorisation. Furieux, Nile
Rodgers porta plainte, remporta son procès, mais reversa
une partie de ses droits aux trois gredins – payés une misère
pour leur immense tube. Un chic type, on vous dit !


Fétiche

Plus soigneux que Jimi Hendrix qui brûla la sienne, ou Pete Townshend qui l’encastrait dans ses amplis, Nile Rodgers n’a jamais lâché sa guitare, une bonne vieille Fender Stratocaster de 1960. Il lui a même donné un p’tit nom : The Hitmaker. On sait pourquoi.

 


Give me Six

Des tubes signés Chic ? En voilà six parmi une palanquée : Le Freak, I Want Your Love, Everybody Dance, My Forbidden Lover, Good Times, Dance, Dance, Dance.


Black Rodgers

 D’abord hippie, Nile fit aussi partie des Black Panthers, pas forcément pour des raisons politiques. « Il s’agissait plus de rejoindre une communauté qu’une idéologie, déclare-t-il. J’avais appartenu aux scouts quand j’étais gosse et, pour moi, c’était un peu la continuité… » Pas forcément le même look.


La Chic liste

Nile Rodgers inspira un demi-siècle de musique. Mais quelles furent ses influences, à lui ? Les Beatles (comme tout le monde) et, plus bizarrement, Roxy Music, auquel il assista à un concert à Londres en 1977.


 

Il a dit

« Je n’oublierai jamais le moment où j’ai réussi à jouer ma première chanson à la guitare. C’était A Day in the Life des Beatles. Aujourd’hui, je me retrouve directeur artistique d’Abbey Road Studios et Paul McCartney est un copain. Ce monde est dingue ! »

Concert(s)
Nile Rodgers & Chic
Bruxelles, Forest National

Site internet : http://www.forestnational.be/

09.12.2018 à 18h3073,80>51,40€
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