Dionysus

(PIAS)

La faute à ce nom, et aux trop nombreux gothiques qui leur servent de fans, Dead Can Dance a longtemps eu la réputation d’un groupe macabre. Or, ses compositions sont profondément lumineuses. Et ce dixième disque relève, une fois de plus, de la world music. Un terme affreux, mais comment désigner autrement ces deux amples mouvements au thème païen et piochant dans les traditions de tous les continents ? À la voix de baryton de Perry, et au sabir séra- phique de Gerrard, se marient des instruments à cordes brésiliens, des tambours iraniens, des flûtes slovaques et quelques “field recordings”. On songe parfois au Mystère des voix bulgares (avec lesquelles Lisa Gerrard vient de signer un album) et, pour le reste, à rien de précis – c’est là toute la magie.

Thibaut Allemand
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