Artistes en sécession

A l’aube du XXe siècle, Gustave Klimt ouvrit la voie à la modernité. Durant l’entre-deux-guerres, de nombreux peintres se sont engouffrés dans la brèche. Le Palais des beaux-arts de Bruxelles raconte en 15 salles et plus de 75 noms cette aventure emplie d’audaces formelles.

1918. La Première Guerre mondiale s’achève, entraînant son lot de changements géopolitiques, économiques, mais aussi artistiques. Gustav Klimt s’éteint cette même année, mais demeure une figure de proue de l’avant-garde. En rupture avec l’académisme, ce précurseur de l’Art nouveau initia un style plus libre, idyllique, loin des sombres réalités de la guerre : formes circulaires, utilisation de couleurs telles que le rouge et l’ocre… à l’instar de son Portrait de Johanna Staude (inachevé) qui ouvre le parcours. Cette exposition n’est pas dédiée à l’Autrichien, mais retrace l’évolution qu’il a enclenchée à travers les toiles de maîtres d’Europe centrale. Des expressionnistes Egon Schiele ou Oskar Kokoschka qui traduisit la musique en couleurs (Le Pouvoir de la musique) jusqu’à l’école du Bauhaus, réinjectant de l’humanité dans la nouvelle société industrielle (László Moholy-Nagy), la peinture de ce début de XXe siècle bouillonne. Elle soulève aussi des questions politiques. Dans Tête fracassée de poupée (1937), montrant un visage en porcelaine fissuré, Rudolf Wacker illustre par exemple la brutalité de cette période, et l’éparpillement de l’individu dans la société, annonçant en filigrane la Seconde Guerre mondiale…

Marion Humblot
Informations
Bruxelles, Bozar

Site internet : http://www.bozar.be/

du mardi au dimanche, de 10:00 à 18:00, et le jeudi jusqu'à 21:00 (sauf pendant les vacances d'été).

21.09.2018>20.01.2019mar > dim : 10 h > 18 h, jeu : 10 h > 21 h, 16 / 14 €
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