Forêt obscure

(L’Olivier)

La couverture en noir et blanc avertit d’emblée le lecteur : il sera ici question de contraste. Du blanc d’une vie faussement paisible, au noir des interrogations profondes. Ces existences sont notamment celles de Jules Epstein et de Nicole. Ces deux New-Yorkais partent à Tel Aviv et confrontent leurs origines à l’histoire du peuple juif. L’un est riche et disparaît dans le désert après avoir fait don de tous ses biens. L’autre est auteure et cherche l’inspiration avant de croiser la route de Kafka. Sans cesse sur le fil entre réalisme et fantastique, ce roman nous emporte. Il pose aussi des questions fondamentales, inspectant nos prisons héritées autant que nos possibles libertés.

François Annycke

288 p., 23 €.