Hunter

(Domino Records)

Une voix puissante et élastique, une guitare stridente, virtuose sans exubérance. Le premier disque d’Anna Calvi avait fait l’effet d’une petite bombe en 2011. Sept ans plus tard, la Britannique est de retour avec Hunter. Produit de son temps, ce troisième opus est un projet androgyne dont le message peut être résumé à une attaque frontale des stéréotypes de genre. Une idée martelée au gré de titres évocateurs tels que Don’t Beat the Girl Out of my Boy. Malgré des intentions louables et quelques réussites sur la fin (les flamboyants Wish et Chain), Hunter peine à nous harponner. Certes, l’organe vocal n’a rien perdu de sa superbe et ses crescendos font toujours leur petit effet, mais l’orchestration reste hélas bien morne en comparaison. Dommage…

Hugo Guyon
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