Childqueen

(Fat Possum Records / Differ-Ant)
Kadhja Bonet, Childqueen

Révélée avec le très court mais divin The Visitor (2016), Kadhja Bonet affronte le “toujours-difficile-second-album”. Et contourne l’obstacle en signant une oeuvre à part. Aucune chanson n’émerge de ces 10 titres. Nul Honeycomb. Pas un tube potentiel. Est-ce grave, docteur ? Bien sûr que non. La Californienne délaisse le single et conçoit cette oeuvre comme une rêverie à la dérive, un cocon douillet où il fait bon se lover. Finalement, la quête du hit aurait pu nuire à l’ensemble. Ici, on se laisse bercer par cette délicieuse soul suave et sucrée qui plonge dans les seventies fantasmées dès sa pochette. Childqueen évoque très, très souvent le Terry Callier de What Color Is Love (1973). Une réussite oblique.

Thibaut Allemand
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