Singularity

(Domino)
John Hopkins, Singularity

Immunity, en 2013, avait révélé les obsessions minimalistes de Jon Hopkins. Le Britannique livrait une démonstration virtuose des capacités plastiques de l’electronica. Durant cinq ans, il a eu le loisir de préciser ses penchants pour les microorganismes. Aujourd’hui, Singularity traduit « la création d’un univers, qui s’étend et se rétracte vers un point infiniment petit ». C’est en tout cas le propos développé par son attaché de presse. Aucune expérience extracorporelle, ni de voyage cosmique, ne furent hélas ressentis lors de l’écoute de cet album intense. Pourtant, le Londonien signé chez Domino a le don de dessiner des paysages accidentés, traversés de plaines d’ambiant apaisantes, de rythmiques alambiquées exécutées au piano. Et c’est déjà pas mal.

Mathieu Dauchy
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