La Tomate

(Glénat)

Paris, un futur proche et une société totalement aseptisée. Certains fonctionnaires ont pour mission de nettoyer le monde des reliques d’un temps passé, pré-apocalyptique. Livres, tableaux mais aussi plantes sont vus comme les témoins (et la cause supposée) d’une catastrophe dont l’humanité s’est difficilement remise. Or, au lieu de supprimer des graines de tomates, une jeune femme les laisse germer, émerveillée… Cet album est l’histoire de son procès. Les vastes cases et le dessin, très lisse, servent à merveille ce récit sombre. On décèle, évidemment, la conjugaison d’influences classiques (1984, Farhenheit 451, Bienvenue à Gattaca…). Mais cette dystopie tient debout toute seule et surprend jusque dans sa chute. Recommandé.

Thibaut Allemand

96 p., 19,50 €