Cas d'espèces

Née au début du xvie siècle dans un objectif de classification, la taxidermie reprend du poil de la bête. Depuis quelques années, cette pratique consistant à offrir une seconde vie aux animaux est réinvestie par nombre d’artistes. Qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas là de s’amuser avec des cadavres ou de verser dans le mauvais goût décoratif. Plutôt de raconter quelque chose de la nature humaine (comme Ghyslain Bertholon), de toucher à l’intime via, par exemple, un “ossuaire dégingandé” (compagnie Cendres la Rouge) ou, simplement, de rendre hommage à la beauté animale. à l’image du travail réalisé par Caroline et Olivier dans le Bas-Rhin, au sein de l’atelier Antiquus Corvus duquel nous avons poussé les portes… Vous nous suivez ?

 


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Antiquus Corvus

Derrière les murs de l’ancienne brasserie de Mutzig, les animaux reprennent vie. Au centre de cette bourgade de 6 000 âmes, située à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, on trouve en effet un étrange atelier… Lire la suite


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Ghyslain Bertholon

Depuis 2003, Ghyslain Bertholon use d’allégories animales pour railler l’Homme et son rapport contrarié avec Dame Nature. à l’image de ses drôles et dérangeants Trochés de face, cet artiste stéphanois détourne les symboles de notre vanité, traquant les comportements absurdes propres à notre espèce… Lire la suite


Antinéa © N. Dewitte

Cendres la Rouge

Depuis 20 ans, Cendres la Rouge met en scène des personnages conçus avec des squelettes de souris, de tortues, de grenouilles ou de petits cochons ! Membre du collectif lillois Métalu à Chahuter, cette compagnie crée des spectacles poétiques et oniriques, drôles ou touchants, que ne renierait pas Tim Burton… Lire la suite


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