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Esprit, es-tu (encore) là ?

Curieux destin que celui des “simplets” de Glasgow. Avant de gonfler telle une baudruche façon U2, ces Écossais signèrent quelques chefs-d’oeuvre post-punk ou new wave. Certes, c’était il y a bien longtemps, jusqu’au milieu des eighties… Toutefois, il serait injuste d’oublier ce glorieux passé, lyrique et exalté, empli de rythmiques industrielles et de fulgurances synthétiques qui en ont inspiré plus d’un (dont Primal Scream). Souvenirs, souvenirs…

Dérapage (in)contrôlé

Le virage sonore, tendance épique, eut lieu en 1985 avec Don’t You (Forget About Me). Associé au film culte de John Hughes, The Breakfast Club, ce morceau fut immédiatement classé n°1 des ventes aux states (et récemment repris pour une scène de La Servante écarlate). Un point de non-retour, hélas, vers la conquêtes des ondes FM…


Nom de nom !

Simple Minds tient son nom d’un chanson de David Bowie, The Jean Genie (en hommage à Jean Genet), dans laquelle on peut entendre : « He’s so simple minded he can’t drive his module ». Mais avant de devenir les “simplets” les plus célèbres de Glasgow (devant Spud de Trainspotting), Jim Kerr et ses potes furent une belle bande de branleurs : leur formation originelle (1977) s’appelait Johnny and The Self Abusers…


New Gold Dream

Avant de se fourvoyer dans la production d’hymnes de stade, Simple Minds fut un groupe inspiré. On leur doit en effet quelques titres qui émeuvent encore les fans de post-punk et de new wave. L’album New Gold Dream (1982) tient lieu d’apothéose, contenant quelques pépites comme Someone, Somewhere (in Summertime) ou Promised You a Miracle.


Retour de bâton

À une époque où chaque artiste défend sa petite cause, Simple Minds sort Belfast Child et, bien sûr, Mandela Day, en 1989. Ces prises de position probablement sincères ne leur ont pas valu que des succès : « Le fait que mon gouvernement soutienne cette horreur d’Apartheid en Afrique du Sud me révoltait, confie Jim Kerr. Idem pour Belfast Child. Ma famille est originaire d’Irlande du Nord et pratiquement personne n’écrivait sur ce problème…. Ces deux chansons ont brisé notre carrière américaine ». étaient-elles seulement bien écrites ?


Foufoot

À force de remplir des stades, Jim Kerr s’est rêvé patron de club de foot, logique. Dans les années 1990, il a ainsi tenté de racheter l’un des monuments de sa ville natale : le Celtic de Glasgow. En vain, mais en 2003 il parvient tout de même à enregistrer une chanson avec Jimmy Johnstone, le plus grand joueur de l’histoire des “Bhoys” : Dirty Old Town.


La mifa

La famille de Simple Minds est du genre “éclatée”. Sous l’œil des grands-frères Roxy Music ou Kraftwerk s’agitent quelques valeureux cousins tels New Order, Echo and The Bunnymen ou The Human League, puis U2 et INXS (rarement invités à Noël, ceux-là…).

Julien Damien
Concert(s)
Simple Minds
Bruxelles, Ancienne Belgique

Site internet : www.abconcerts.be

18.02.2018 à 20h00Complet
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