Dirty Projectors

Domino Recordings

L’équation n’est plus à démontrer, les ruptures amoureuses sont des sources inépuisables d’inspiration pour les songwriters. Celle des Dirty Projectors David Longstreth et Amber Coffman ne fait pas exception. Inconsolable depuis le départ de sa douce, David a mis 4 ans pour accoucher d’un projet solo condensant rock, electro, soul et R’n’B. Si l’Américain se défend d’avoir composé un journal intime, la ballade d’ouverture Keep Your Name annonce la couleur avec un piano mélancolique et des paroles amères « What i want from art is truth, what you want is fame ». Explorant les différentes facettes de la séparation, l’album se fait tour-à-tour fataliste (Death Spiral), nostalgique (les chœurs doo-woop d’Up in Hudson) et mène, inévitablement, à l’acceptation (I See You). Un périple introspectif parsemé de nombreuses trouvailles sonores et effets vocaux (l’autotune bien senti d’Ascent through Clouds), le tout soutenu par une production extrêmement soignée. Mathématique, on vous dit !

Hugo Guyon
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