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Capitaine crochet

© Chili Philly

Quand Phil Ferguson a posté ses premières photos de bonnets délirants, il ne se doutait pas qu’elles feraient de lui une star du net. Rencontre avec ce facétieux Australien de 23 ans qui a une sacrée côte (de mailles).

Quel est votre parcours ?

Je suis né dans l’ouest de l’Australie. J’ai déménagé à Melbourne il y a deux ans. Avant de confectionner des bonnets, j’oscillais entre les cours et les petits boulots. J’ai étudié l’art, pas la mode ni le tricot, parce que j’adore fabriquer, créer.

Depuis quand tricotez-vous ?

J’ai appris de manière autodidacte. J’ai saisi les rudiments du tricot grâce à des tutos sur Youtube et Internet. Et bien sûr pas mal d’entraînement (rires). Je fais tout, tout seul, des bonnets aux photographies postées sur mon site et sur Instagram.

D’où est venue l’idée de ces drôles de couvre-chefs ?

J’ai rapidement envisagé des formes excentriques. Mais avec des pièces qu’on pouvait porter, bien sûr (rires) ! Ma première création farfelue fut le bonnet en forme de pot de cactus. Comme je travaillais aussi à l’époque dans un fast-food, je n’ai pas tardé à prendre pour modèle un hamburger. Puis j’ai ouvert un compte Instagram sur lequel j’ai posté mes petites créations. D’abord pour plaisanter, mais les gens ont suivi et j’ai compris que je tenais une idée intéressante.

Mais pourquoi des bonnets ?

Cela vient de mon obsession des couleurs et d’un cartoon : Adventure Time, un dessin animé complètement fou. Le personnage principal qui porte un petit bonnet blanc m’a inspiré puis j’ai enchaîné avec d’autres modèles. Je cherche systématiquement à entrer dans la peau d’un nouveau personnage. C’est un peu comme donner une représentation. D’ailleurs c’est le genre d’accessoire que je porterais si je devais un jour monter sur scène (rires) !

Tricotez-vous autre-chose ?

J’ai testé pas mal de trucs, notamment des pulls, mais sans parvenir à concrétiser mes idées. C’était plus fastidieux, nécessitait de longues journées de travail ! Les bonnets sont bien plus faciles à réaliser… Même si leur création nécessitent pas mal de café !

© Chili Philly

Comment choisissez-vous vos aliments-modèles ?

De manière très spontanée. Dès qu’un sujet m’inspire, je dois passer à l’action dans la seconde qui suit. Tout le plaisir réside dans le fait de tricoter, en dehors de tout calcul ou considération stratégique !

Quelle est votre technique?

Une base aux mensurations d’une tête me permet de connaître le principal, comme la taille qu’aura le bonnet. Ensuite il ne me reste plus qu’à tricoter autour de cette base et, petit à petit, tout prend forme. En gros, il ne me reste plus qu’à concevoir la partie extérieure et m’assurer d’avoir bien laissé un trou pour la tête (rires) ! Sans plan, sans notice, c’est assez instinctif comme boulot. Quand j’ai une idée, je me concentre et je fonce !

Quelles matières utilisez-vous ?

Je vous avoue qu’elles n’ont pas vraiment d’intérêt à mes yeux, mes créations étant vouées à être seulement photographiées. Laine, acrylique… ça n’a pas d’importance. Ce qui m’importe, ce sont surtout les couleurs ! Tout tourne autour d’elles. D’ailleurs, j’ai remarqué que j’utilisais souvent les mêmes tonalités : vert, rouge, jaune… Finalement la matière dépend de mes choix de couleurs !

Quel est votre plat préféré ?

Je ne devrais pas le dire mais je dois vous avouer que je carbure au café… J’adore ça! Le bon vin, aussi. Mais bon, ce sont des boissons, pas de la nourriture (rires), et ce n’est pas très bon pour la santé ! Donc je dirais les nouilles. Mais pas n’importe lesquelles : les nouilles chinoises à passer au micro-ondes !

Propos recueillis pas Sonia Abassi

A visiter / www.chiliphilly.com

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