SuBurrA

(Métailié)

Le titre renvoie au nom d’un quartier pauvre de Rome. synonyme dans l’antiquité de prostitution, trafics et règlements de comptes, il symbolise le bourbier dans lequel les deux auteurs nous plongent, entre rêves de grandeur et abjections. Bonini, journaliste, et De Cataldo, juge, y plantent une intrigue nourrie de leur expérience du milieu, digne des meilleurs romans noirs. Ici, deux personnages croisent le fer. D’un côté, Samouraï, ex-leader fasciste devenu gangster et de l’autre Marco Malatesta, son ex-disciple devenu carabinier de choc. Dans leur sillage, flics ripoux, politiciens véreux, cadavres et explosions. et une leçon : dans les scintillements sombres de l’ogresse éternelle ne tombent que ceux qui sont déjà déchus.

François Annycke

480 p., 23€.