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Garde la pêche

Booba, ce n’est pas qu’une montagne de muscles charriant tous les clichés du rap bling-bling. Attention : ses « métagores » ne l’ont pas non plus élevé au rang de Céline ou de Rimbaud, comme le pense une tripotée de médias trop heureuse de s’encanailler. Disons que le petit prince de l’auto-tune (merci Cher) se situe quelque part entre les deux. Quoi qu’il en soit, même exilé à Miami, Boulbi est toujours dans la place. Et 2015 est plutôt une bonne année pour lui. Entre deux albums sortis à cinq mois d’intervalle (D.U.C en avril et Nero Nemesis le 4 décembre dernier), il a trouvé le temps de lancer une application radio, OKLM, qui rencontre un gros succès. Il garde la pêche, quoi.

 

Booba, ©Jean-Nicolas Chambon

Petit ourson ? Booba, c’est d’abord un gentil p’tit ourson. Mais le rappeur précise qu’il doit son surnom à son cousin Boubacar, rencontré au Sénégal. Reste que son label, Tallac Records, renvoie au mont éponyme, dans la Sierra Nevada, où se situe l’action du dessin animé… Ses autres blazes ? “B2O”, le “Duc” (de Boulogne), “Saddam Hauts-de-Seine”… Mais pour sa maman, il sera toujours Élie Yaffa.

 

 

©Jean-Nicolas ChambonPas beau gosse ! B2O au cinéma ? Riad Sattouf aurait bien voulu : « J’ai rencontré Booba à l’époque des Beaux Gosses et lui avais proposé de jouer le proviseur en costume-cravate, avec une moustache. Il avait hésité puis refusé, il ne le sentait pas ». Pour l’heure, sa seule contribution à une oeuvre de fiction passe par la voix de Bou Le Loubi dans le dessin animé Moot-Moot créé par Eric et Ramzy.

 

 

©Jean-Nicolas ChambonCall 911 ! Il a beau cracher sur la police (il a écopé de 18 mois de prison pour un braquage de taxi en 1997) Booba n’hésite pas à l’appeler en cas de pépin. Comme en février 2006, suite à l’enlèvement de sa maman et de son frérot par deux lascars d’une cité de Meudon. Ils lui réclamaient une rançon de 500 000 €… et deux albums. Les kidnappeurs seront finalement interpellés dans un hôtel Ibis.

 

 

©par Jean-Nicolas ChambonQuitte ou double : Assister à un concert de Booba, c’est jouer à la roulette russe. Si son dernier passage sur scène à Bercy est considéré comme l’une de ses meilleures prestations, parfois, c’est plus risqué…. Comme en 2008, au Stade de France, lorsqu’il jeta une bouteille de whisky en direction d’un spectateur. Urban Peace 2 qu’il s’appelait ce concert…

 

 

Booba #1 (par Jean-Nicolas Chambon) Dans la dentelle : En 2004, ce businessman crée la marque de vêtements Ünkut – « non-coupée », comme la drogue pure – avec Viguen, un styliste New-yorkais. En 2014, notre fashionista bodybuildée affichait un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros rien qu’avec ses fringues.

 

 

Tête à clash

Saddam Hauts-de-Seine s’est mis de nombreux rappeurs à dos (La Fouine, Gradur, Kaaris et JoeyStarr). Mais le plus célèbre de ses clashs reste celui qu’il entretient avec Rohff. Et pourtant, ils ont enregistré un morceau ensemble (avec Rim’K, en 2004). Prévu pour apparaître sur le deuxième album de Rohff, il ne sera pas publié à cause d’un désaccord entre leurs labels de l’époque. Il est sorti sous le titre C’est nous la rue.

Concert(s)
Booba
Bruxelles, Forest National

Site internet : http://www.forestnational.be/

29.01.2016 à 20h0045>39€
Booba
Lille, Le Zénith
30.01.2016 à 20h0042 > 35€
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