Green Lanes

(Trouble In Mind/Boogie Drugstore)

La rentrée ne doit pas nous faire oublier une chose : l’été n’est pas terminé. Pour conjuguer les langueurs ensoleillées avec la mélancolie du retour des pluies, la pop doucement acide d’Ultimate Painting s’impose. Sur leur deuxième opus, les anciens de Mazes et de Veronica Falls trouvent la formule parfaite et ne la lâchent plus. Dépassant rarement les trois minutes, ces 12 morceaux glissent comme dans un rêve de beatle-maniaque qui, avant une sieste au soleil, se serait envoyé Brighten the Corners de Pavement – et quelques piña coladas. Résultat : un sans-faute, d’où émergent l’irrésistible (I’ve got the) Sanctioned Blues ou l’obsédant Paying the Price. Et qui évoque autant Rubber Soul que le Velvet de Loaded. C’est dans les vieux seaux qu’on fait les meilleurs châteaux de sable.

Rémi Boiteux