Home News J’aime pas le “like”

Facebook

Dislike

Question existentielle (ben oui, c’est vendredi…) : pourquoi n’y a-t-il pas de bouton “dislike” (“je n’aime pas”) sur Facebook ? C’est vrai ça, pour quelle raison n’a-t-on pas le droit de ne pas aimer ?

Parce que Mark Zuckerberg est un Bisounours (avec un dollar sur le ventre quand même…) ? Parce que ça rappelait trop le geste de mise à mort employé du temps des gladiateurs ? Parce qu’en ces temps de déclin du capitalisme libéral, cela aurait  tendance à déprimer les populations occidentales, provoquant de gigantesques vagues de suicides collectifs ?   Eh bien, on y est presque…

Selon Bret Taylor, le papa du “like” : « nous avons décidé de ne pas créer de bouton “dislike” à cause de son côté négatif. Sur un réseau social, cela peut avoir des conséquences malheureuses », a-t-il expliqué  au site TechRadar.

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Hum huuumm, des « conséquences malheureuses »…   Lesquelles ? « Au départ, nous avons créé le bouton ‘”like” parce que nous savons que les internautes approuvent souvent un contenu posté sur le réseau, sans rien avoir de particulier à dire, poursuit le même Bret Taylor.  Beaucoup de commentaires disaient simplement “cool”  ou “ouah”. Le bouton “like” a donc permis de dire la même chose en un clic. Un bouton “dislike” ne fonctionnerait pas de la même manière. Il apporterait beaucoup de négatif. (…) J’ai le sentiment que s’il y avait un bouton “dislike”, cela finirait mal. Si un contenu posté sur Facebook vous déplaît, mieux vaut écrire un commentaire, parce qu’il y a probablement des mots précis pour exprimer ce que vous ressentez. »  

Mouais, pas super convaincante l’argumentation. N’y aurait-il pas un petit autre chose que Bret Taylor ne dit pas ? Du genre de ce que le journaliste qui a réalisé l’interview sous-entend, à savoir : « un bouton “dislike” ne serait pas aussi utile qu’un bouton “like” pour les publicitaires, mais ce serait cynique d’avancer une telle chose… ». Eh oui, lorsque vous “likez” une page, vous dévoilez vos centres d’intérêts, et ouvrez ainsi grand votre porte aux annonceurs…

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(c) Julie Chérèque