A l'autre bout du fil

© Ralf Hirschberger

L’ouragan du téléphone portable a balayé les bonnes vieilles cabines téléphoniques aux quatre coins du monde. Finies les disputes entre utilisateurs impatients, nourrissant au passage des scènes de cinéma d’anthologie (François Damiens dans Dikkenek). Trêve d’apitoiement, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ! En Allemagne, 3000 publiphones retirés de la circulation ont droit à une deuxième chance. Entreposés à Berlin (et permettant des vues aériennes artistiques), ils sont vendus à des particuliers entre 300 et 450 euros. Tentant, mais que faire avec un tel mastodonte ? En 2010, toujours Outre-Rhin, des cabines bibliothèques ont fait leur apparition (cf photo ci-dessous). Désormais, les nouveaux recyclages se multiplient : en serres, abris de plage, cabines de douche et même… mini-studio d’enregistrement ! Plus surprenant, un homme s’est porté acquéreur d’un exemplaire pour rappeler à son épouse leur rencontre près d’un téléphone ! Si l’on peut apprécier l’aspect acidulé (rose) ou vintage (jaune) des réalisations de la Deutsche Telekom, que penser des publiphones français ? Ils ressemblent à quoi déjà ? Aïe…

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