Ma vie de comique, du stand-up au Saturday Night Live

(Capricci)

Steve Martin a pas mal papillonné, avant de devenir un scénariste pour des émissions de télévision à la fin des années 1960. Sa maîtrise des ressorts comiques lui vaudra un succès croissant durant toute la décennie suivante. Adepte d’un humour absurde, grotesque, pétri d’autodérision, à la fois verbal et physique, certains de ses gags reposent sur une gestuelle millimétrée. Il cultive une certaine naïveté, « cette qualité fabuleuse qui vous empêche de réaliser à quel point vous n’êtes pas fait pour ce que vous entreprenez ». Il quitte définitivement les planches pour le cinéma, à la faveur de deux expériences concluantes : The Absent-Minded Waiter (1977) et surtout Un Vrai Schnock (1979). Touchante, cette autobiographie narre les débuts (de l’enfance à la consécration), d’un Californien qui a grandi près de Disneyland (où il se produisit en tant que magicien) mais aussi les relations avec un père distant, agent immobilier et acteur contrarié. Comment un Houdini en herbe devient l’invité récurrent du légendaire Saturday Night Live ? En jouant le pitre « tellement mauvais que c’est bon ». à l’image de son imitation de l’homme qui rétrécit, durant lequel il élevait son micro d’un mètre après avoir demandé au public de fermer les yeux.

Florian Koldyka
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