Home News Marque ta page

N’en déplaise à la sirène d’alarme Jean-Paul Brighelli (« au secours, le niveau baisse! ») ou à l’inénarrable Alain Finkielkraut, pour qui, en gros, la-civilisation-s’effondre-et-les-Barbares-vont manger-nos-enfants-pour-revendre-leurs-jeux-vidéos, tout ne va pas si mal du côté de la littérature.. C’est pas nous qu’on l’dit, mais l’Ifop, des messieurs très sérieux qui posent des questions au téléphone et tout et tout, alors, bon.

Or donc, selon l’institut de sondages, si 10% des Français avoue ne jamais lire de livres (même pas Télé Z ?!), 1 Français sur cinq déclare en dévorer au moins 15 par an – ce qui fait un peu plus d’un bouquin par mois. Pas énorme, certes, mais bon.
Après, si l’étude exclut les manuels scolaires et universitaires, elle ne précise pas quel genre d’ouvrage est plébisicité. Musso ? Levy ? Ces deux gugusses sont en tête des ventes… Mais on y retrouve également Annie Ernaux ou Edwy Plenel. Surtout, à quoi bon sombrer dans l’élitisme ?

Le nombre, ça compte ?
Une dernière chose, cependant : quand on débute La Recherche, ou Le Voyage, ou encore Elle M’Appelait… Miette, peut-on vraiment s’enfiler une dizaine d’autres livres en même temps, ou juste après ? Certaines œuvres nécessitent de la réflexion, et du temps. La lecture n’est pas une course.
Enfin, souvenons de cette histoire : un jour que Jean-Luc Delarue se plaignait d’en avoir bien trop peu pour la soirée, son dépanneur lui répondit : « C’qui compte, c’est la qualité, pas la quantité ». À méditer.

Articles similaires
©DR

©Guillaume Meurice