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Le fond et la forme

Ce Valentinois d’origine nourrit un appétit pour le dessin depuis sa plus tendre enfance. Sans se poser de questions, bac en poche, le jeune Séverin intègre les Arts Décoratifs de Strasbourg, “un vivier d’illustrateurs” où il suit une formation de graphisme. « J’ai eu une révélation en exécutant ma première série d’images sur Illustrator. Avec ce médium d’une grande souplesse, je construis les dessins au fur et à mesure en me débarrassant d’une partie technique laborieuse » explique-t-il. Le résultat s’avère proche du photomontage et du papier découpé, que le trentenaire pratique depuis toujours. Repérées par Le Monde, ses compositions ornent aussi les colonnes de Télérama, Revue XXI, Libération et s’exportent dans les pages du New Yorker ou L’internazionale. La force de ses illustrations ? Un langage d’inspiration surréaliste : « Les formes coexistent, engendrent des décalages qui donnent eux-mêmes naissance à une nouvelle réalité ou identité graphique. Comme lorsque j’utilise les animaux pour parler des Hommes » précise cet admirateur de Tomi Ungerer (Les Trois brigands, 1961). Logique, donc, que le dessinateur s’épanouisse au travers de l’édition jeunesse, à l’image de son dernier ouvrage, Ma vie de fourmi (2013), ou de son premier, Drôles de zèbres (2005). En parallèle, ses sérigraphies et digigraphies sont à découvrir dans son atelier et sur son site. Un artiste haut en en couleurs et très en forme !

Elsa Fortant

À    visiter / www.severinmillet.com
À    lire    / Ma vie de fourmi (Éd. Sarbacane, 44p., 14,90€) ; En route (Éd. Albin Michel, 32p., 13,50€) ; La bobine d’Alfred (Éd. L’Ecole des Loisirs, 173p., 14€) ; Un soir de pleine lune (Éd. Sarbacane) – Sortie septembre 2014
À    voir / Exposition Fête du graphisme de Paris, Cité de la mode et du dessin, 30.01>02.02 / Exposition d’affiches à la boutique Happy Valley Shop, Melbourne, novembre 2014

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