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Le rythme et la matière

© Laetitia T

À Calais, au moment de changer de millénaire, quelques-uns avaient le regard braqué sur un rivage bien moins blanc que les falaises de Douvres. Pour Blaise Bandini et d’autres, c’est à Detroit qu’aboutissait l’horizon, et c’est la techno qui promettait de le dépasser. Depuis, son horizon n’a cessé de s’élargir.

« Nous étions une petite bande à Calais à écouter de la techno de Detroit, celle de Jeff Mills et Carl Craig, à 140BPM… J’imagine mal qu’on puisse écouter cette musique sans un jour se mettre aux platines » lance Noé, qui s’installe à Lille en 2004 – année de l’ouverture du Kiosk. Étudiant en biologie le jour, Noé devient Blaise Bandini la nuit – un pseudonyme emprunté à l’écrivain américain John Fante. Et parcourt l’Europe, de la Cité des Papes (Avignon) à La Mecque (Berlin). « Quand tu es DJ, tu t’y sens à la maison. Il y a une effervescence folle… Tant de soirées, et un niveau incroyable ». Désormais docteur en biologie moléculaire, Blaise dissèque les nombreux tutoriels et explore chaque recoin du logiciel Live : mixage, mastering, design sonore… Sur un tempo passé de 140 à 120 BPM et avec la méticulosité qui le caractérise, il lance ses premiers tracks en ligne. Très vite, le label montréalais Mode33 les remarque et les signe. Le site Beatport les étiquette « deep house » ou « tech house ». De facture classique, ces morceaux renferment l’amour d’un orfèvre pour une musique chimique et bien vivante. Et visent des horizons bien plus lointains que ces satanées côtes anglaises.

Mathieu Dauchy
Concert(s)
Blaise Bandini
Lille, Le Rouge

Site internet : http://www.yelp.fr/biz/le-rouge-lille

06.12.2013 à 21h00Gratuit
Blaise Bandini
Lille, Moog Analogic Bar
11.12.2013 à 22h00Gratuit
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