4 questions à Alice Dupraz-Toulouse

© Pablo Cepeda

Âgée de 21 ans, cette Lyonnaise a réussi le concours en 2009 et achève actuellement sa formation par un stage de six mois chez Kenzo.

Pourquoi avoir choisi Anvers ?
J’ai été impressionnée par les dessins des élèves et par les costumes ethniques et historiques présentés lors des portes ouvertes. Cette beauté m’a marquée.

L’enseignement correspondait-il à vos attentes ?
Oui, car on ne nous impose pas une vision trop « conceptuelle » de l’art. J’ai gardé à l’esprit un conseil de nos professeurs : prendre du plaisir à créer nos vêtements. Il y a une émulation dans le département, grâce à toutes ces nationalités qui cohabitent.

Ce n’était pas effrayant d’avoir 4 ans pour trouver sa signature ?
Il ne s’agit pas de trouver qui l’on est. L’école nous aide à savoir prendre des décisions, à déterminer ce qui nous plaît. Si j’aimais, plus jeune, le côté théâtral des défilés Gaultier ou Lacroix, je me suis éloignée de ce style. Je cherche à pousser la création à l’extrême sans être dans le spectacle.

Comment définiriez-vous votre travail ?
Mon défilé de fin d’études s’inspirait d’un voyage à Beyrouth, où l’opposition entre les séquelles de la guerre et la douceur de vivre est constante. Je l’ai traduite par des contrastes de matière, de la soie avec de la laine bouillie par exemple. Ma méthode évoluera certainement avec mes expériences dans le monde du travail.

propos recueillis par Marine Durand
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