Home Exposition Constant Permeke

Il voyage en solitaire

A la lisière des grands courants de son temps, Constant Permeke a peint la Flandre profonde avec une palette couleur terre. Moins célèbre que James Ensor, avec qui il contemplait la mer, le peintre flamand retrouve la place qui lui est due grâce à cette rétrospective très complète.

Soixante ans après la disparition de Constant Permeke (1886-1952), BOZAR présente une rétrospective de 130 œuvres de celui qui fut considéré comme un maître de son vivant, mais dont l’aura s’est peu à peu estompée. La faute à son indépendance, sans doute… Il parlait d’égal à égal avec Picasso, mais en observant une distance raisonnable. Il effaça d’ailleurs les angles de certaines toiles qui lui semblaient trop cubistes dix ans après les avoir peintes. « Permeke a aussi adhéré à l’expressionnisme, mais ne voulait pas s’y réduire » souligne le commissaire Willy Van den Bussche. Enfin, il a rompu avec son père, peintre académique. Mais cette fois par amour pour une femme du peuple. L’accrochage accentue l’importance de ce choix : un portrait de l’épouse accueille le visiteur, qui la quittera sur son lit de mort dans La Séparation (1948). Entre les deux, les corps écrasés des paysans et des pêcheurs côtoient les nus féminins. Ce dialogue est ponctué par le silence des paysages de la Mer du Nord. Sans oublier les œuvres de Marlène Dumas et de Thierry de Cordier présentées dans des salles périphériques, comme témoins de l’actualité du style du maître.

Florent Delval
Informations
Bruxelles, Bozar

Site internet : http://www.bozar.be/

du mardi au dimanche, de 10:00 à 18:00, et le jeudi jusqu'à 21:00 (sauf pendant les vacances d'été).

11.10.2012>20.01.201311/9/6/4€+32 (0)2 507 82 00

Constant Permeke, Retrospective in conversation with Marlene Dumas and Thierry De Cordier
11.10.2012 > 20.01.2013

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