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© Dan Witz

Figure historique du street art, chantre de l’hyperréalisme contemporain, l’Américain Dan Witz, 55 ans, débute à New York au début des années 80. Il recouvre alors la ville de stickers d’oiseaux minutieusement peints à l’acrylique (les Hummingbirds). Non content de réenchanter l’espace urbain, Witz pose sur les murs décatis de la Grosse Pomme des trompe-l’œil étonnants : personnages prisonniers derrière des grilles, ou surgissant des panneaux de circulation. Outre ce travail en lien direct avec la rue, l’artiste s’expose dans les galeries du monde entier. Entre la série Nightscapes restituant une banlieue vide, sans âme, et Figuresand Portraits, qui transcende, dans le faisceau lumineux de téléphones portables, la représentation classique des madones en icônes du consumérisme moderne, nous voilà tombés sous le charme de la série Mosh Pit (baptisée d’après cette variante un brin brutale du pogo). Comment, en effet, ne pas être troublé face à ces œuvres dont la maîtrise technique irréprochable se situe dans la tradition des grands maîtres flamands ? Car, ne vous y trompez pas, toutes ces images ne sont pas des photographies mais bien des peintures à l’huile. À la manière de Rembrandt (pour le travail autour du clair-obscur) ou de Guillaume Bresson (pour sa dimension sociale et politique), Dan Witz compose une série vertigineuse où le sens du détail retranscrit avec génie l’inconfort des des corps, et la saturation du cadre pictural répond à une tension du mouvement et de l’expression. Vertigineux !

Carole Lafontan
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