Angels Of Darkness, Demons Of Light II

Southern Lord/Differ-Ant
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Près de vingt ans après Earth 2 : Special Low Frequency Version (1993), on présente encore et toujours Earth comme les parrains du drone metal. Pas totalement faux. Mais depuis Hex (2005), Dylan Carlson et les siens ont considérablement illuminé le propos, laissant les bourdons au vestiaire au profit d’une réverb’ élégante. La lenteur est reine et le son, toujours aussi imposant. Earth poursuit sa peinture au noir des grands espaces américains à la façon d’un N N eil Young (la BO décharnée de Dead Man, 1995). Du Neil Young joué par Black Sabbath, en quelque sorte. Plus qu’une simple suite du précédent, ce second volet ouvre même de nouvelles voies au quatuor, à en juger par le morceau conclusif qui lorgne vers un jazz massif et opiacé. De beaux lendemains en perspective.

 

Thibaut Allemand